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	<title>Sublimation</title>
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	<description>Eau bouillante sur panier de crabes.</description>
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		<title>Belgzik ben een dikke snul (en ik persiste et signe)</title>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2012 12:55:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Réaction du « journaliste belge passionné de musique », auteur du site Belgzik, suite à l&#8217;article publié hier ici. Le journalisme culturel belge est au plus bas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Réaction du <em>« journaliste belge passionné de musique »</em>, auteur du site <em>Belgzik</em>, suite à l&#8217;article publié hier <a href="http://www.sublimation.be/belgzik-ben-een-dikke-snul/" target="_blank">ici</a>.</p>
<p><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/froment.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1479" title="froment" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/froment.jpg" alt="" width="640" height="100" /></a></p>
<p>Le journalisme culturel belge est au plus bas.</p>
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		<title>Belgzik ben een dikke snul</title>
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		<pubDate>Sun, 27 May 2012 14:04:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au rayon des webzines rock belges bidons, le nouveau venu Belgzik.be remporte le gros lot ! Une énorme faute factuelle par article semble y être la moyenne, en plus d&#8217;un beau paquet d&#8217;approximations. Sans même parler des tournures de phrases &#8230; <a href="http://www.sublimation.be/belgzik-ben-een-dikke-snul/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/belgzik.png"><img class="alignnone size-large wp-image-1461" title="Belgzik.be" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/belgzik-1024x382.png" alt="" width="584" height="217" /></a></p>
<p><strong>Au rayon des webzines rock belges bidons, le nouveau venu <em>Belgzik.be </em>remporte le gros lot ! Une énorme faute factuelle par article semble y être la moyenne, en plus d&#8217;un beau paquet d&#8217;approximations. Sans même parler des tournures de phrases boiteuses et d’un style digne d&#8217;une rédaction de sixième primaire. <em>Belgzik</em> (déjà, le nom…) est le nouveau sujet de rigolade des internautes belges et, pour peu, il ferait presque passer les ringards de <em>Music in Belgium </em>pour des équivalents hennuyers de Nick Kent, c’est tout dire. Unique consolation : contrairement aux webzines chauvins de l’ère <em>Sacrés Belges</em>, ce truc n’est pas (encore) financé par des subsides publics mais par des bannières publicitaires honteuses, anti-rock’n’roll par définition (voir ci-dessus).</strong></p>
<p>A titre d’exemple, l’amateur qui tient ça a écrit récemment que Hollywood Porn Stars « <em>avait pris une pause pour que les deux side-projects Piano Club et MLCD démarrent » </em>alors que ces deux groupes étaient évidemment antérieurs à HPS&#8230; Décidément pas bien renseigné sur cette mouvance, il avait déjà annoncé dans un article précédent que <em>« MLCD prépare son deuxième album », </em>alors que le groupe de Redboy en a déjà quatre au compteur. L’auteur de ces coquilles, un certain Etienne Froment de Charleroi, se présente pourtant comme étant un <em>« journaliste belge passionné de musique »</em> et dit avoir créé <em>Belgzik</em> <em>« dans le but d’aider les artistes de notre beau pays à trouver la voie du succès ». </em>Première leçon gratuite de journalisme à l’attention du jeune Etienne : un journaliste n’a pas pour but d’aider les artistes, il informe le public et relate objectivement des faits. Ce que tu fais n’est donc pas du journalisme, Etienne, mais de la promotion, des publi-reportages. Quant à ta passion de la musique, au vu de ton peu de connaissances, elle semble pour le moins récente. Ce n&#8217;est pas grave en soi, mais n&#8217;as-tu jamais entendu parler d&#8217;un site qui s&#8217;appelle Google et qui te permettrait de vérifier les informations que tu publies ?</p>
<p>Il faut voir ses interviews filmées pour saisir toute l’étendue de la médiocrité de ce nouveau média. L&#8217;entretien avec Gian Marotta, le chanteur de Freaks, est assez représentatif. La seule chose qui intéresse Froment, c’est de parler de la scène rock belge. Si bien que lorsque l’artiste lui explique sa démarche, qu&#8217;il lui dit aimer le prog, le rock des années 70 et évoque la notion de <em>concept-album</em>, ce grand journaliste ne l&#8217;amène pas à parler des chefs-d’œuvre de Pink Floyd, David Bowie, The Who, Genesis, des Kinks ou même de Gainsbourg. Non, il fait un rapprochement avec <em>« les groupes belges MLCD</em> (décidément !) <em>et Dez Mona qui ont également fait cela, un album qui raconte une histoire ». </em>Gian, en parfait gentleman, a gardé son calme.</p>
<p>Ce jeune cuistre, en outre, n&#8217;accepte absolument pas la critique et n&#8217;envisage aucune remise en question. Lorsque j’ai voulu lui signaler poliment ses erreurs factuelles, il s’est fendu d’une réponse absolument hallucinante d’arrogance et de bêtise :</p>
<p><em>« Vous n&#8217;avez donc rien de mieux à faire que déverser votre venin sur les autres et râler ? Ne seriez-vous pas français d&#8217;origine ? Et en plus vous vous permettez de juger un site sans rien connaitre ni savoir ? Ca en dit long sur votre éducation. Trouvez vous quelque chose de plus intéressant à faire de vos (longues et pénibles) journées.</em><em>          </em><em> Une copine ? Un chien ? Peut-être un travail ? Un hobby ? Cela vous ferait certainement grand bien.</em><em> Amicalement. Etienne F. »</em></p>
<p>On tient un nouveau champion !</p>
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		<title>La République des copains</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 15:22:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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		<description><![CDATA[Dan Gagnon est un beau garçon, il est décontracté et d&#8217;un abord parfaitement sympathique, mais ce que l’on attend surtout d’un humoriste, c’est qu&#8217;il soit drôle. Or, du peu que j’ai pu en voir, son numéro est le truc le plus fade depuis le &#8230; <a href="http://www.sublimation.be/la-republique-des-copains/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/gagnon.jpg"><img class="alignnone  wp-image-1440" title="Dan Gagnon" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/gagnon-300x200.jpg" alt="" width="359" height="231" /></a></p>
<p>Dan Gagnon est un beau garçon, il est décontracté et d&#8217;un abord parfaitement sympathique, mais ce que l’on attend surtout d’un humoriste, c’est qu&#8217;il soit drôle. Or, du peu que j’ai pu en voir, son numéro est le truc le plus fade depuis le concours d’impro de l’athénée de Gembloux en 1995. Un accent québécois chantant ne suffit pas à faire vivre des textes d’une platitude remarquable, tabernacle de criss ! Et que leur auteur soit mignon et attendrissant n’y change strictement rien. Je vous parle ici d’un humour politiquement correct, consensuel et policé, sans la moindre aspérité, soit tout ce que j’ai en sainte horreur. Vous allez me rétorquer qu’il a malgré tout réussi son pari de remplir le Cirque Royal en cinquante jours (deux mille places vendues à dix euros pièce), c’est vrai, mais qui aurait échoué avec le soutien médiatique de très grande ampleur dont il a bénéficié ? D’autant que l’on ne parle pas non plus d’un total inconnu qui aurait débarqué des Appalaches à Zaventem la semaine passée, Gagnon est un  chroniqueur d’émissions populaires en radio et en télé depuis plusieurs années déjà. Cette notoriété additionnée au réflex corporatiste des journalistes wallons ne pouvait qu’engendrer ce que l’on a observé : un buzz artificiel autour du spectacle d’un nouvel humoriste que personne n’avait encore jamais vu sur les planches.</p>
<p>Dans la foulée de son succès bruxellois, Dan participa au fameux concours tremplin du festival du rire de Rochefort. Sûr de lui, il ironisait au prélalable sur sa page Facebook au sujet de l’enjeu du concours : six prix pour autant de candidats. C’était toutefois oublier un peu vite que ce ne sont pas ses amis journalistes de Pure FM, de <em>Sans Chichis</em>, de <em>Focus</em> et du <em>Télé-Moustique </em>qui font la loi là-bas. Rochefort, c&#8217;est pas le Café Belga. Si bien qu’au final, il s’est pris un véritable bide : ni le jury de professionnels du festival ni son public pourtant réputé connaisseur ne lui ont décerné le moindre prix. Pas même un lot de consolation. Rien ! Ses vannes à deux dollars canadiens, ses réflexions de gendre idéal assumé et son accent à peine forcé n’ont pas fait mouche derrière les sapins. De quoi rétablir un peu l’équilibre par rapport à la belle unanimité médiatique qui perdure autour de son nom (pour certains de ses amis journalistes, c’est à peine si Dan Gagnon ne marche pas sur l’eau).</p>
<p>La vidéo de son spectacle vient d’être mise en vente sur internet  pour 2 euros. La presse bobo écrit que c’est une nouvelle « démarche audacieuse ». Moi, je dis que c’est probablement le juste prix.</p>
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		<title>Encore mieux que Tupperware : les soirées LauL !</title>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2012 18:48:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Même si le sinistre Coosemans me qualifie sur Facebook de « mélange made in Gembloux d&#8217;Eric Zemmour, Benjamin Lancar, Marc Ysaye et Laurent Louis », je n’ai aucune sympathie pour le dernier cité (ni pour Ysaye, d&#8217;ailleurs). Laurent Louis est, à mes &#8230; <a href="http://www.sublimation.be/encore-mieux-que-tupperware-les-soirees-laul/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/laurentlouis.png"><img class="alignnone size-full wp-image-1418" title="Facebook LauL" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/laurentlouis.png" alt="" width="514" height="303" /></a></p>
<p>Même si le sinistre Coosemans me qualifie sur Facebook de « mélange made in Gembloux d&#8217;Eric Zemmour, Benjamin Lancar, Marc Ysaye et Laurent Louis », je n’ai aucune sympathie pour le dernier cité (ni pour Ysaye, d&#8217;ailleurs). Laurent Louis est, à mes yeux, un hurluberlu, un bouffon, une caricature vivante qui discrédite les idées politiques de droite à longueur de discours. C’est l’exemple même du perdu qui s’est fait élire député par accident et qui s’en sort avec les moyens du bord (limités, surtout intellectuellement). Je ne cache cependant pas qu’il m’arrive de lire ses communiqués ou de visionner ses vidéos quand j’ai un coup de cafard, son potentiel comique étant bien supérieur à celui d’un Dan Gagnon par exemple (serais-je le seul à ne pas le trouver drôle, celui-là ?).</p>
<p>L’idée de LauL (ainsi qu’il a été surnommé sur Twitter) de se faire inviter par des particuliers pour expliquer le programme de son parti de fantoches me semble absolument délicieuse. A l’heure où toutes les distractions deviennent si coûteuses, avoir le privilège d’accueillir gratuitement un tel clown en représentation à domicile, voilà un plaisir qui ne se refuse pas ! Un peu dans l&#8217;esprit des concerts de salon qui sont très la mode actuellement, pourquoi ne pas réunir des amis et recevoir un humoriste à la maison ? J&#8217;aimerais beaucoup l&#8217;entendre défendre sa théorie laulesque selon laquelle le Roi Albert a violé Julie et Mélissa dans la cache de Dutroux à Marcinelle. Notons que Laul ne précise pas s’il se rendra chez les particuliers muni des photos de l’autopsie des petites (perso, j&#8217;aimerais autant pas, surtout si on fait ça sous la forme d&#8217;un dîner&#8230;).</p>
<p>Vu que nous nous sommes pris très sérieusement le chou sur Facebook, il n’acceptera pas de venir chez moi, mais je lance ici un appel solennel et tout à fait sérieux à quiconque serait tenté par l’organisation d’une soirée LauL <em>&laquo;&nbsp;dans le plus pure style des soirées dites tupperware&nbsp;&raquo;</em> : INVITEZ-MOI !! (via mon <a href="mailto:jerome.delvaux@gmail.com" target="_blank">mail perso</a>). Je viens incognito, j&#8217;amène la bibine et je trolle ! Je n’ai pas voulu payer dix euros pour voir Dan Gagnon au Cirque Royal, mais je serais prêt à en lâcher au moins le double pour voir Laulau Loulou le pitre en représentation et pouvoir contre-argumenter en live avec lui. Comme ça, au coin du feu, en petit comité, dans l’intimité d’un salon feutré. A chacun ses petits plaisirs&#8230;</p>
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		<title>N&#8217;est pas Pacadis qui veut</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 22:08:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Coosemans a lu Pacadis. Du coup, se disant sans doute qu’il est le seul dans le cas à Bruxelles, Coosemans fait du Pacadis en supposant que personne ne s’en rendra compte. Le « gonzo éthilique », ces poses de chroniqueur mondain &#8230; <a href="http://www.sublimation.be/nest-pas-pacadis-qui-veut/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp">
<div id="attachment_1374" class="wp-caption aligncenter" style="width: 362px"><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/Pacadis.jpg"><img class=" wp-image-1374" title="Alain Pacadis" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/Pacadis-300x193.jpg" alt="" width="352" height="232" /></a><p class="wp-caption-text">Alain Pacadis, Paris, 1978.</p></div>
<div id="attachment_1373" class="wp-caption aligncenter" style="width: 365px"><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/SC.png"><img class=" wp-image-1373" title="Serge Coosemans" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/SC-300x224.png" alt="" width="355" height="266" /></a><p class="wp-caption-text">Serge Coosemans, Bruxelles, 2008.</p></div>
<p>Coosemans a lu Pacadis. Du coup, se disant sans doute qu’il est le seul dans le cas à Bruxelles, Coosemans <em>fait</em> du Pacadis en supposant que personne ne s’en rendra compte. Le « gonzo éthilique », ces poses de chroniqueur mondain <em>destroy </em>qui narre la vie nocturne d’une capitale, vous vous doutiez bien que ce n’était pas une idée neuve (pour vous en convaincre, lisez donc <em>Un jeune homme chic </em>et <em>Nightclubbing</em>). L’ennui, c’est que Coosemans n’a pas le dixième du talent de Pacadis. Pire encore : à l&#8217;inverse de son modèle, il n’a strictement rien d’intéressant à raconter. Et franchement, qui à Bruxelles ou ailleurs peut bien en avoir quoi que ce soit à foutre des récits ternes de petites virées de ce quadra pochetron au Bazaar, au Recyclart ou à la Bulex ?</p>
<p>Pacadis a vu les Sex Pistols au Chalet du Lac en 76. Pacadis sortait au Palace, au Club Sept et aux Bains-Douches dans les années folles du clubbing parisien. Pacadis faisait gicler le champagne avec Gainsbarre, Andy Warhol, Francis Bacon, William Burroughs, Grace Jones et Ardisson. Coosemans, lui, s&#8217;affonne disgrâcieusement ses chopines accoudé au bar entre Jean Montevideo, Teuk Henri, Jean Barbera et Joëlle Scoriels. Pacadis était chic et branché, Coosemans est beauf et ringard. Pacadis était enthousiaste, Coosemans est aigri. Je l’ai suffisamment croisé dans la <em>nightlife brusseleire</em> pour pouvoir en attester : en boîte, il tire en permanence une tronche de saisi constipé – la seule qu’on lui connaisse –, il râle sur tout, critique tout, regarde tout le monde de haut et rumine seul dans son coin. Puis, il rentre chez lui, dégueule sa vinasse et pisse vite-fait un papelard pour expliquer à quel point sa soirée était nulle.<em> </em>En même temps, avec un blaze pareil et un tel degré d&#8217;aigreur, le mec pourrait être au Studio 54 de la grande époque en train de faire tournoyer Bianca Jagger sur la piste, il trouverait encore à y redire sur la déco, la file d&#8217;attente aux chiottes ou autre chose.</p>
<p>PS: Ma relectrice me dit que les photos auraient suffi.</p>
</div>
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		<title>Public Image Ltd. &#8211; &#8216;Paris au Printemps&#8217;</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 10:32:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[albums live]]></category>
		<category><![CDATA[Groupes cultes des années 80]]></category>
		<category><![CDATA[rééditions]]></category>

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		<description><![CDATA[Bruxelles, mercredi. Une journée grisâtre comme les autres s’achève. Je traverse en piéton anonyme la station Rogier, serré de près par une foule de morts-vivants hagards. Les murs sont sales, le fond de l’air est vicié. Le brouhaha des navetteurs couvre le tube de Lykke Li, I will follow, qui s’échappe des enceintes et donne à la scène un côté surréaliste. Passé l’escalator, une mendiante voilée implore les passants de façon théâtrale, un bébé dans les bras. Personne ne semble la voir. Plus loin, un groupe de jeunes sosies de Rihanna me dépasse. L’une d’elles me jette un coup d’œil aguicheur ; une autre fait un commentaire un rien vulgaire à ses copines, qui me regardent et éclatent de rire. Ma présence dans ces bas-fonds n’est pas due au hasard : je me rends à la FNAC dans le but de me procurer le nouvel album de PIL. <a href="http://www.sublimation.be/public-image-ltd-paris-au-printemps/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/pil-printemps.jpg"><img class="size-full wp-image-1354 alignleft" title="Public Image Ltd. - 'Paris au Printemps'" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/pil-printemps.jpg" alt="" width="220" height="220" /></a>This is not the new PIL !</strong></p>
<p>Bruxelles, mercredi. Une journée grisâtre comme les autres s’achève. Je traverse en piéton anonyme la station Rogier, serré de près par une foule de morts-vivants hagards. Les murs sont sales, le fond de l’air est vicié. Le brouhaha des navetteurs couvre le tube de Lykke Li, <em>I will follow</em>, qui s’échappe des enceintes et donne à la scène un côté surréaliste. Passé l’escalator, une mendiante voilée implore les passants de façon théâtrale, un bébé dans les bras. Personne ne semble la voir. Plus loin, un groupe de jeunes sosies de Rihanna me dépasse. L’une d’elles me jette un coup d’œil aguicheur ; une autre fait un commentaire un rien vulgaire à ses copines, toutes me regardent et éclatent de rire. Ma présence dans ces bas-fonds n’est pas due au hasard : je me rends à la FNAC dans le but de me procurer le nouvel album de PIL.</p>
<p><em>This is PIL</em>, c’est son titre, vient couronner un processus de reformation entamé en 2009 par une série de concerts. Hélas, j’ai été mal renseigné, ce disque tant attendu ne sort que le 27 mai. Gros coup de blues. J’erre dans les rayons du disquaire, amer, avec la ferme intention de gommer ma déception par quelques achats compulsifs. La bonne surprise se trouve au rayon Public Image Limited, justement. L’intégralité du catalogue du groupe a été remasterisée et rééditée par Virgin l’an passé – j’avais un peu zappé l’info, je l’avoue –, le bac dédié à PIL regorge donc de compacts flambants neufs.<em> </em>Une pochette moins familière y attire mon attention. C’est la bonne nouvelle du jour : le live <em>Paris au Printemps</em>, qui était devenu quasi introuvable, fait partie de la série. Je me jette immédiatement dessus.</p>
<p>Enregistré en 1980 au Palace, le mythique club jet-set de Fabrice Emaer (« le prince de la nuit »), <em>Paris au Printemps </em>immortalise comme nul autre disque toute la folie et la singularité de PIL. <em>« We are not a band, we are a communication company » </em>se plaisait à répéter John Lydon à longueur d’interviews houleuses, entre 1978 et 81. On lui reprochait de jouer sur les mots mais Public Image Ltd. était effectivement <em>autre chose </em>qu’un simple groupe de rock, du moins à cette époque. Refusant de partir en tournée, et ne se produisant que rarement en concerts (ce show au Palace ne serait que leur septième en deux ans d’activité), qui plus est toujours dans des endroits soigneusement sélectionnés, PIL voulait rompre avec le modus operandi classique du <em>rock’n’roll business</em>. Un mépris ostensible pour le public, jugé trop bête pour comprendre leur démarche artistique, était de nature à prolonger le mythe sulfureux des Sex Pistols. Tout comme une haine farouche de ces crétins de journalistes, qui ne voulaient parler que du passé de John, précisément, et qui persistaient à qualifier PIL de <em>« rock band »</em>, ce qu’il refusait obstinément d’être.</p>
<p><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/pil-palace.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1355" title="PIL au Palace" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/pil-palace-300x300.jpg" alt="" width="274" height="261" /></a></p>
<p>Sorti avant tout pour endiguer la prolifération d’enregistrements pirates, <em>Paris au Printemps </em>est l’unique témoignage officiel d&#8217;un concert du PIL de la grande époque (qui l&#8217;a édité, pour la circonstance, sous le nom de <em>Image Publique S.A.).</em> Avec aux commandes tout simplement le meilleur line-up de sa longue et tumultueuse histoire (John Lydon, Keith Levene, Jah Wobble, Martin Atkins), plus méchants et vénéneux que jamais. En comparaison, le plus connu <em>Live in Tokyo</em>, paru trois ans plus tard et sur lequel Lydon et Atkins sont entourés de seconds couteaux, est un album balourd et sans âme.</p>
<p>Ce soir au Palace, devant un parterre hétéroclite de punks, de nightclubbers et de VIP de la nuit parisienne, John ne chante pas ses paroles, il les crache, il les dégueule, et les musiciens semblent possédés par une transe physiquement douloureuse. La dépression, le mal-être, la violence, autant de thèmes récurrents du groupe, sont perceptibles à chaque instant. Car PIL est un groupe négatif : <em>« I only know what I don’t like » </em>dira cette année-là un Keith Levene passablement défoncé, sur le plateau de Tom Snyder. Déjà parfois dérangeant (pour certaines frêles oreilles) sur ses albums studios, le PIL de 1980 devient, en live, à peine supportable pour ces mêmes auditeurs tant cette musique, ces cris, ce dégoût vomi à la face du public, oppressent et créent le malaise.</p>
<p>« Ce disque doit être écouté très fort » précise le dos de la pochette (en français dans le texte, s’il vous plait). Certes, mais cette écoute ne conviendra pas à toutes les circonstances ni à toutes les compagnies. Vous voilà prévenus.</p>
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		<title>La grande messe</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 18:57:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Groupes cultes des années 80]]></category>
		<category><![CDATA[Vooruit]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/KJ-MMXII.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1340" title="Killing Joke @ Vooruit" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/05/KJ-MMXII-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a></em></p>
<p><strong>« Ceux qui ont eu déjà l’occasion de voir Killing Joke en concert peuvent comprendre ce que je vais formuler. Les autres ne pourront que tenter d’imaginer la folie furieuse de Jaz Coleman, la furie destructrice d’une foule prise dans une espèce de transe violente et tribale, et l’ambiance de fin du monde qui règne alors, lorsque la guitare de Geordie et la basse de Raven se mettent à matraquer les fans d’un son fatal et inimitable. Killing Joke, c’est avant tout une expérience très intense et pratiquement inénarrable. Un étonnant mélange de bestialité électrique et de pulsions mystiques. »</strong></p>
<p>La citation est tirée d’une chronique d’Albin Wagener publiée sur <em>Pop-Rock.com </em>(<a href="http://www.pop-rock.com/compilations-live/article/killing-joke-xxv-gathering-let-us" target="_blank">ici</a>) en 2005. En annonçant ce concert gantois en conclusion de ma chronique de <em>MMXII </em>ici même, j’avais pour ma part parlé d’une « grande messe ». Ayant déjà vu Killing Joke deux fois par le passé (à l’Olympic de Nantes et, plus récemment, à l’Ancienne Belgique), je savais que la description de Wagener est tout à fait fidèle au déroulement d’un concert de Killing Joke. A l’exception de la mention de Paul Raven, hélas décédé depuis lors, son texte conviendrait d’ailleurs mot pour mot à ce que nous avons vécu au Vooruit ce jeudi soir.</p>
<p>Raven plus de ce monde, c’est ce bon vieux Youth qui a repris sa place dans le line-up de la <em>Blague</em>. Devenu un producteur aguerri, ainsi que le meilleur pote de Paul McCartney (avec qui il forme le duo électro-rock The Fireman), il n’a plus vraiment un look post-punk (plutôt baba cool) mais il n’a rien perdu de son efficacité : son jeu de basse est d’une puissance sans commune mesure. Big Paul Ferguson, le batteur jusqu’en 1987, ayant également réintégré son poste après deux décennies de bouderies, c’est le Killing Joke originel reformé qui s’active désormais sur scène et en studio pour notre plus grand plaisir. Quel meilleur choix, dès lors, que d’ouvrir les concerts par <em>Requiem</em>, la première chanson de leur tout premier album ? <em>European Superstate</em>, la bombe thermonucléaire extraite de leur avant-dernière production, vient ensuite tracer une ligne horizontale reliant trente ans d’activité discographique. Les titres de <em>MMXII </em>trouvent sans mal leur place entre les classiques des différentes époques. Et ce n&#8217;est pas rien, car Killing Joke a cette particularité rare d’être passé du post-punk au metal industriel après un crochet par la new wave la plus commerciale, ce qui a de quoi désarçonner les fans les plus fervents. Est-ce ce qui peut expliquer qu’ils ne fussent pas plus nombreux ce jeudi ? Car s’il s’agissait bien d’une grande messe, à peine les deux tiers de la cathédrale gantoise étaient remplis. La musique  de l’illuminé Jaz Coleman serait-elle devenue trop « compliquée » pour le public rock actuel ?</p>
<p>La question restera en suspens car, pour 22 euros seulement, et dans une salle aussi exceptionnelle que la <em>Balzaal</em> du Vooruit, un sold-out rapide et sec aurait été une sanction logique pour les retardataires. Mais non, car s&#8217;il reste sans conteste le meilleur groupe de rock alternatif au monde, Killing Joke  est <em>vraiment </em>alternatif. Et qu’alternatif et underground – et donc ignorés des masses – vont souvent de paires dans les pays de gueux qui plébiscitent des infamies audio-visuelles comme l’émission <em>The Voice</em>. Qu’ils crèvent tous ! Qu’ils se fassent sodomiser avec des couteaux de boucher trempés au préalable dans le tabasco et qu’ils agonisent les tripes à l’air pendant des jours ! Notre monde à nous, c’est ce monde du rock véritable, le monde de la nuit, ce monde de tous les possibles. La fureur de vivre. Le monde de Killing Joke. Que ces ignares du « grand public » en ignorent tout est la meilleure garantie que nous sommes dans le bon.</p>
<p>Seul regret de cette fantastique soirée: la perle écarlate <em>The Raven King</em> était absente de la set-list. Trop émouvante à jouer, sans doute.</p>
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		<title>The gentle art of making enemies</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 15:06:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Manifesto]]></category>

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		<description><![CDATA[ « J’ai eu tellement d’aventures que je suis incapable de les compter. J’ai déjà essayé mais je n’arrive jamais deux fois au même chiffre ». C’est ainsi qu’un ami, absolument pas de nature vantarde, me parlait tout dernièrement de sa vie amoureuse. &#8230; <a href="http://www.sublimation.be/the-gentle-art-of-making-enemies/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/04/JD4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1311" title="Rebel Without A Cause" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/04/JD4.jpg" alt="" width="480" height="346" /></a> <em>« J’ai eu tellement d’aventures que je suis incapable de les compter. J’ai déjà essayé mais je n’arrive jamais deux fois au même chiffre »</em>. C’est ainsi qu’un ami, absolument pas de nature vantarde, me parlait tout dernièrement de sa vie amoureuse. Je pourrais m’approprier sa citation en ce qui concerne les ennemis. Depuis tout jeune, j’ai ce talent rare, je me fais des ennemis avec une facilité déconcertante. A seize ans déjà, en découvrant la chanson de Faith No More <em>The gentle art of making enemies</em>, je me disais qu’elle avait été écrite pour moi. Car adolescent, j’étais une sorte d’énigme pour mon entourage : à la fois populaire et toujours empêtré dans toutes sortes d’embrouilles avec l’un ou l’autre – souvent plus âgé, souvent plus fort. Et ce parce que je préférais marquer ma différence plutôt que de me taire pour éviter les ennuis, et que je rechignais à suivre le troupeau. Le consensus mou n&#8217;a jamais été une option.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, certains de mes détracteurs ne font pas les choses à moitié lorsqu’il s’agit de me vouer aux gémonies, de se répandre en médisances et jugements hatifs sur mon compte. Morrissey disait que les gens qui le détestent le font vraiment dans les règles de l’art : <em>« Ils ne lâchent jamais prise, ils veulent me hanter. Ils me critiquent sans répit depuis des années, mais ne songent à aucun moment à aller voir ailleurs. Ils refusent de m’ignorer, ce que je trouve étrange ». </em>Je me retrouve parfaitement dans ses propos. Précisément, je me souviens qu’Elea, brillante chroniqueuse de l’âge d’or du webzine<em> Nameless</em>, avait jadis comparé <em>Pop-Rock.com </em>à Morrissey. Pour le refus de la compromission, le goût de la controverse, une tendance à la provocation et ce qu’elle qualifiait alors de <em>« poses vaguement snobs »</em>. Avec le recul, je le reconnais, c’était assez bien vu.</p>
<p>Il serait cependant incorrect de me présenter comme un personnage honni, quelqu’un de détesté de tous. A l’image de Morrissey ou de Nicolas Sarkozy par exemple, j’ai aussi de nombreux « sympathisants », si je puis dire (en plus d&#8217;une vie sociale tout à fait épanouie). Mes articles fielleux consacrés à certains groupes rock (et notamment ceux de la scène belge), mes prises de positions tranchées et autres coups de gueule me valent depuis 2002 un abondant courrier. A côté des râleurs, des frustrés, des pinces-sans-rire et autres victimes de misère sexuelle, il y a aussi beaucoup de gens qui m&#8217;encouragent à verser encore davantage d&#8217;eau bouillante sur cet écoeurant panier de crabes. Croyez-le ou non, j&#8217;ai aussi quelques authentiques « fans ». Pour peu, certains me demanderaient presque en mariage – oui, même des hommes. J’ai en fait le sentiment que ce que Sarkozy appelle la majorité silencieuse est toujours de mon côté lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de dénoncer le lobbying, le chauvinisme belgo-belge, la médiocrité montée en épingle ou la malhonnêteté intellectuelle. Seule une minorité bruyante et belliqueuse se fait entendre avec véhémence. Ainsi, lorsque l’avocat des Vismets a réussi à faire mettre mon ancien blog hors-ligne pendant vingt-quatre heures, j’ai reçu dans les jours qui ont suivi des dizaines de témoignages de soutien de lecteurs indignés par leur démarche. Au final, cette histoire m&#8217;a valu bien moins d&#8217;injures que de messages de sympathie, ou d&#8217;incompréhension, face à la proportion que prenait cette affaire.</p>
<p>Pour le reste, il y a les bobos qui ne m’aiment pas au motif que je ne suis pas de gauche, ce qui passe encore pour exceptionnel dans le milieu de la musique. Dois-je m&#8217;en excuser ? Ceux-là agissent, souvent sans s’en rendre compte, comme les fascistes qu’ils prétendent pourtant combattre. Au vu de la faiblesse de leur réflexion (même s’ils pensent détenir la vérité universelle), ces intolérants au Q.I. désolant ne représentent pas une grosse perte à mes yeux. Ils sont comme ces crabes qui tirent leurs congénères vers le bas au lieu de les aider à sortir du panier : ils se condamnent eux-mêmes à ne jamais évoluer. Ils ne resteront toujours qu&#8217;entre eux, entre médiocres.</p>
<p>Quant aux autres nombreux ennemis véritables que je me suis fait dans le milieu artistique, ils sont aussi devenus mes lecteurs les plus assidus: ces fameux <em>haters </em>anonymes qui répondent dans les trois minutes d&#8217;une publication. S&#8217;ils ont adopté cette attitude à mon égard, c’est le plus souvent parce que j’ai un jour écrit avec toute la sincérité qui me caractérise ce que je pensais d’eux ou de leur travail. Ni plus ni moins. Qu’il s’agisse de musiciens subsidiés, de deejays, de managers, de tourneurs, d’organisateurs d’évènements, de gérants de clubs, de journalistes, de blogueux, de webzineurs, de photographes, de groupies ou de parasites de backstages. Et de cela, je ne renie pas une seule ligne, pas le moindre mot. Je préfère être détesté pour ce que je suis plutôt qu’aimé pour ce que je ne suis pas. Tenez-le vous pour dit, tas de couillons!</p>
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		<title>Vendredi 8 juin 2012 : la date officielle de la fin du monde</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 19:57:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Live DJ's]]></category>
		<category><![CDATA[Auto-promo du taulier]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/04/central.jpg"><img class="alignleft  wp-image-1305" title="Jérôme Delvaux Vs. Yeti Popstar" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/04/central.jpg" alt="" width="463" height="706" /></a></p>
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		<title>Killing Joke – ‘MMXII’</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 18:43:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Groupes cultes des années 80]]></category>

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		<description><![CDATA[Extremities, dirt &#38; various repressed emotions (once again) Killing Joke est l’un de ces rares groupes dont j’achète chaque nouvel album sans en avoir rien entendu au préalable, ni sans en avoir lu aucune chronique. Et ce sans regrets car, &#8230; <a href="http://www.sublimation.be/killing-joke-mmxii/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/04/KJ2012.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1284" title="Killing Joke - 'MMXII'" src="http://www.sublimation.be/wp-content/uploads/2012/04/KJ2012.jpg" alt="" width="220" height="220" /></a>Extremities, dirt &amp; various repressed emotions (once again)</strong></p>
<p>Killing Joke est l’un de ces rares groupes dont j’achète chaque nouvel album sans en avoir rien entendu au préalable, ni sans en avoir lu aucune chronique. Et ce sans regrets car, après son hiatus de la deuxième moitié des années 90, la formation britannique a entamé un nouveau cycle et sorti coup sur coup cinq disques majeurs (dont un live), tous exceptionnels de bout en bout. <em>Killing Joke</em> en 2003, enragé, dévastateur, politique, avec Monsieur Dave Grohl dans le rôle du bombardier.  <em>XXV Gathering : Let us prey </em>en 2005, qui immortalisait cette expérience unique qu’est toujours un concert de Killing Joke. L’ultra-violent <em>Hosannas from the basements of Hell </em>en 2006, qui semblait effectivement provenir en droite ligne des profondeurs de l’Enfer. Le mystique <em>Absolute dissent </em>ensuite, en 2010, qui confirmait la suprématie absolue du groupe sur à peu près tous ses semblables (et qui comprenait <em>The Raven King</em>, sa plus belle chanson à ce jour). Et puis précisément ce dernier et monumental effort qu’est <em>MMXII</em>, un CD qui nous renvoie aux vinyles les plus accessibles de la période 1985-86 sans rien renier de la fureur caractéristique du cycle en cours.</p>
<p>Une fois encore, même si la barre était placée très haut depuis les réalisations de la dernière décennie, la bande du chaman Coleman s’acquitte de la tâche avec un brio qui force le respect. Ce nouvel album célèbre cet an 2012 tant redouté et les grands malheurs qui sont supposés l’accompagner, aux rangs desquels l’élection démocratique de François Hollande, de nature à couler définitivement la France et, avec elle, l’Europe et la civilisation occidentale toute entière – ce qu’annoncent tant les fameuses prophéties des Mayas que celles de Nostradamus pour qui sait lire entre les lignes.  Une ère de désolation, un cataclysme, une atmosphère de fin du monde que Killing Joke met en musique comme personne. <em>MMXII </em>est un <em>milestone</em> de plus dans une discographie qui commence à donner sérieusement le vertige. Car quel autre groupe issu de la scène post-punk anglaise peut se vanter non seulement d’être encore là en 2012, mais surtout de sortir encore autant d’albums essentiels près de trente-cinq ans après ses débuts ? Bauhaus ? Leur come-back de 2008 n’était qu’un coup d’un soir, un one-shot entre vieux amants, un truc dantesque mais sans lendemain. Qui d’autre, alors ? Même New Order s’est fatigué – et déchiré – en chemin…</p>
<p>Revenu au line-up expéditif de ses premiers albums (Jaz Coleman, Geordie, Youth, Big Paul Ferguson) depuis que les intéressés se sont revus aux funérailles du regretté Paul Raven, Killing Joke s’affirme album après album comme le meilleur groupe de rock alternatif au monde. Que ce soit par sa régularité, l’exceptionnelle qualité de ses livraisons, et son intégrité.</p>
<p>&#8212;-</p>
<p>Pour 22 euros seulement (en prévente), je vous invite à me rejoindre à la grande messe qui aura lieu au <a href="http://www.new-wave-classix.be/events/view/470">Vooruit de Gand </a>le jeudi 3 mai.</p>
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